Mes deux dernières journées à "Oh my Food et Techfooday"

Publié le par lacuisinedelilimarti.over-blog.com

Ce wek-end était très occupé en évènements à Paris puisqu'il y avait le salon "Oh my Food" link , je vous mets le lien , et un autre salon le" techfoodday", là aussi le lien link

Ces deux sites sont très intéressants et j'y ai participé en tant que Food Reporter, autre site en voie de développement et dont j'en fais partie : link

En deux mots, "Oh my food" est une nouvelle communauté qui cherche à concilier alimentation santé et cuisine plaisir.
Apprendre ensemble à mieux se nourrir... et partager avec plaisir. Le salon était riche en ateliers de cuisine, en conférences diverses sur la santé, l'alimentation sans gaspillage, le bio, en techniques culinaires,savoir adapter la cuisine pour une personne seule., les plaisirs de l'art de la table , les tendances déco, l'art de la table et les bonnes manières,il y avait pas mal d'exposants de nos régions, des exposants bio, les différents éditeurs de livres ou magazines culinaires, l'alimentation anti-cancer, bien choisir un vin,savoir déguster un chocolat donc éveiller ses sens..exemples que je vous donne, mais allez visiter leur site riche en connaissance et conseils..Personnellement je participais à une conférence débat sur la cuisine et les nouvelles technologies :"Quand la gastronomie rencontre le numérique".Car en effet la cuisine se vit beaucoup maintenant sur internet.On recherche des recettes, des produits, un restaurant.Nous sommes nombreux à partager sur la toile nos plaisirs et nos astuces culinaires ou nos avis sur les restaurants où nous sommes allés, après avoir chercher sur le net les bons plans, les avis, les critiques...J'y étais en tant que collaboratrice de Food Reporter et j'y ai rencontré Stéphane de "recettes de cuisine",site où beaucoup d'entre nous se sont rassemblées.Le débat était assez interactif, et la majorité des personnes étaient d'accord sur l'importance du web et la liberté de dire ce que l'on pensait : le web a libéré la parole, les réseaux sociaux en sont les exemples et les personnes n'ont plus la même appréhension de donner leurs avis, ou de partager leurs recettes, culture et coutumes.J'ai eu ainsi le plaisir de rencontrer d'autres blogueurs , et donc d'échanger nos adresses.

Samedi, c'était à l'évènement "tecfooday", que j'ai participé, toujours en tant que Food Reporter, mais il y avait aussi avec moi, l'un des fondateurs de cette application sur iphone,Marc Lebel et une journaliste, d'origine japonaise KarineS (que je miame souvent sur l'application iphone de Food Reporter) utilisant cette aplication :on trouve aussi Food Reporter sur facebook.La table ronde concernait un sujet qui a lancé bien des polémiques, tant sur le plateau que dans l'assistance, "Les réseaux sociaux gourmands sonnent-ils le glas des guides gastronomiques?".

J'ai ainsi fait la connaissance d'un éminent professeur de la Sorbonne, Vincent Marcilhac, géographe de l'alimentation qui nous a appris l'origine et l'évolution de la critique gastronomique française, sachant que le premier critique gastronomique est Alexandre Balthazar Grimod de la Reynière qui écrivit son premier "Almanach des gourmands " en 1804.

Il y avait aussi Philippe Toinard de "cook en scoot", émission que l'on peut suivre sur cuisine TV, mais qui est aussi journaliste gastronomique , contributeur dans  le journal "A nous Paris",350000 exemplaires, journal distribué gratuitement dans les métros parisiens et qui disparait très vite car appréciés des parisiens pour toutes les info décrites.Il avait d'abord été membre de l'équipe de Jean Luc Petit-Renaud,avec qui il avait parcouru la France et avec qui, il avait appris et eut envie d'embrasser  son métier de journaliste gastronomique.C'est apparemment un passionné de sa région d'origine, la Bretagne (dommage que je ne lui en ai pas parlé)

Autre participant un journaliste de France Bleue, qui m'a un peu décontenancé par rapport au sujet et à ses idées un peu brusques sur les blogueurs ou sur les applications et sites qui permettent de donner son évaluation sur les restaurants fréquentés : apparemment nous ne serions pas habilités, par manque de culture gastronomique ou culinaire,à donner des avis de choix!!!Ce, à quoi, je lui ai fait remarqué, que France Bleue avait été une des premières radios à solliciter les avis d'une célèbre blogueuse Mercotte, dont on ne met pas en doute , ni ses talents de cuisinière, ni ses goûts et appréciations sur les produits....

et nous avions un joyeux trublion, provocateur et charmant Monsieur Jean Bernard Magescas,journaliste et fondateur du site "Libefood" (je vous mets le lien)link, Monsieur que j'ai beaucoup apprécié, qui a bien animé la discussion.Pour vous le présenter , je ne citerai qu'une phrase de son cru, adapté de Kery James :" L'internet a une voix, je ne suis que l'un de ses haut-parleurs".Il anime aussi une émission sur LCI Radio, je crois.

La conclusion :  les critiques gastronomiques connus et les journalistes chroniqueurs de gastronomie semblent vouloir mettre une certaine distance entre eux et nous! ce à quoi j'ai rétorqué et été suivi par l'assistance où il y avait des blogueurs comme la blogueuse du site "les casseroles de Narwen" : Or, leur but est bien de vendre leurs critiques et à nous , "lambda"! Pourquoi les critiques auraient-ils le monopole du bon choix!!!Il y a des bons critiques, certains l'ont pourri en se faisant acheter par les restaurateurs où ils se rendaient soi-disant incognitos...des bons blogueurs, des gens qui connaissent la cuisine et d'autres non!mais une chose est certaine, c'est que le "web" est incontournable et que chaque moyen d'expression a sa place et que les réputations ou bonnes adresses qui se faisaient "de bouche à oreille" se passent maintenant sur le web, et que les réseaux sociaux sont une façon de rassembler les gens autour d'un même intérêt.et si les guides gastronomiques écrits ne savaient pas prendre le train en marche "ils crèveront, et ce sera tant pis pour eux" comme a rétorqué Jean Bernard

 

Voilà deux journées passionnantes, fatiguantes mais riches de rencontres.Dommage que mon corps et mes jambes ne sont pas aussi vifs que ma tête...et comme m'a dit Stéphane, de "Recettes de cuisine" : toi quand tu as la parole , il est difficile de t'arrêter et tu es vraiment passionnée.Ce n'est pas une critique, m'a-t-il rassuré.

Dans les deux manifestations, tout était "en live", donc on voyait défiler derrière nous les tweets à chaud des participants, et éventuellement leurs commentaires sur nos propos....amusant!

J'ai aussi raconté que moi, j'avais fait le chemin inverse de beaucoup d'entre nous : je mettais mes recettes sur des sites de cuisine  : 750g, marmiton, p'tit chef,tribu gourmande..., donc sur le web, ensuite j'ai fait les bons plans restos, style "la fourchette, last minute,groupon, kgdeal", j'étais inscrite sur des sites de critiques de restaurants comme Itaste; ensuite je suis allée sur la page "Prendre en photo ce que je mange" sur facebook et leur mettait des photos en permanence, cette page est devenue Food Reporter, a fait son site  et son application iphone :prendre les photos de ce que je mange soit à la maison ou au restaurant et les publier et donner des étoiles, j'étais et je suis la première à acheter les guides gastronomiques, michelin, bottin gourmand, le guide des bistrots, le routard, les guides resto du Petit futé...et ce n'est qu'en dernier , que je me suis mise à bloguer.Donc le web et les réseaux sociaux sont bien complémentaires aux autres possibilités telle que la presse, les écrits, les magazines, etc...